rickyfirst a écrit:Il faut apprendre à communiquer par écrit

Justement pour la communication ( tu as pu remarquer que par ecrit je suis pas top ce qui ets el contraire oralement ) .
Voici quelques infos sur les HS :
LA HAUTEUR DE SELLE
Comment définir une hauteur de selle ?
La hauteur de selle va permettre ( avec le recul de creux de selle ) de définir le mouvement réel que va parcourir le pied lié a la pédale .
De cette courbe ovoïde et de l'orientation du pied vont dépendre les forces appliquées sur la pédale et leur rendement ( différence entre les forces utiles et celles inutiles car mal orientées ) .
" Les fondamentaux du cyclisme "
Une bonne hauteur de selle permet au genou d'être légèrement fléchi lorsque la pédale est en bas. Aucun déhanchement ne doit être constaté de l'arrière .L'angle du genou doit compris entre 150 et 155 degrés, cela permet une décompression et évite des douleurs articulaires .
Hs= ( 0.883 x EJ) +( 1.11-C/J) x 50
Hs = hauteur de selle en cm
EJ= entrejambe en cm
C: longueur du fémur en cm
J: longueur du tibia en cm
" Cyclisme et optimisation de la performance - Fredéric GRAPPE "
HS : Varier la hauteur de selle sans changement de la position du guidon conduit a varier l'angle de travail des différentes articulations( hanches – genou- chevilles et pieds )
Influence sur la dépense énergétique :
Il a té démontré qu'il existe une hauteur de selle optimale ( distance -pédale /selle) pour laquelle la dépense énergétique est minimale car les articulations et les muscles travaillent dans des conditions optimales .Chez les cyclistes , cette hauteur de selle est proche de 106/109% de la longueur du membre inferieur( distance pied- symphyse pubienne ou EJ ) ou 100% de la distance grand tronchader-sol.
Une hauteur de selle égale a 105% de la longueur du membre inferieur permet d'augmenter significativement la puissance maximale développée.
Technique de pédalage assis :
Sur le plat , la vitesse de déplacement élevée entraine une inertie élevée du système coureur bicyclette qui se déplace. Lorsqu'un pied pousse sur la pédale ,il devient très difficile pour l'autre pied de tirer sur la pédale lors de la phase de remontée.
Tirer sur la pédale avec le talon bas oblige a contracter le muscle jambier antérieur pour maintenir le talon dans une position basse .Cela demande un travail supplémentaire pour fixer l'articulation de la cheville .de plus le point mort haut est plus difficile a passer avec le talon en position basse .
Voyons ce que cela donne comme hauteur de selle
En partant du cycliste dont :
EJ = 797mm
M=170 mm
Chaussures SIDI R215
Pédales LOOK Delta
C= 570
J= 490
Longueur pied = 255 mm
Longueur Meta = 70 mm
FG =HS= mini 674 maxi 698
Christian Vaast ' Fondamentaux )
HS = 701.18
Mecacote
Hs = 703 mini 705 maxi ( avec LOOK DELTA et SHIMANO)
HS avec pédales Time et chaussures sidi = 687 mini 690 maxi
Mecacote utilise dans ses différents calculs :
- EJ mesure pieds écartés de 35 cm ( exter/exter)
- Pression de la toise qui remonte un jet de diamètre 40 mm ( largeur du bec de selle ) en fonction du poids de corps du ou de la cycliste pour provoquer une pression représentative du poids qu'aura a supporter la selle et le périnée .
- Hauteur sur axe de la pédale
- cambrure de la chaussure
- longueur du pied
- longueur des méta
Le but de cette valeur de HS étant de permettre d'obtenir le meilleur rendement du coup de pédale pour arriver ( 20 ° avant la PMH ) avec un talon très haut .
Pour que ce talon soit très haut au PMH il faut qu'il soit très haut au PMB sinon il est impossible aux fréquences de pédalages que nous recherchons ( les plus élevées soit entre 90 et 120 tr/mn ) de changer la position de l'inclinaison du pied entre ces deux points .
De plus nous préconisons de " lever les genou " pendant le pédalage pour éviter à la pédale remontante de peser inutilement , sachant que vouloir tirer sur la pédale a ces fréquences de pédalage est pratiquement impossible .
L'objectif de cette HS étant d'optimiser les appuis des pieds et la fréquence de pédalage pour limiter les :
- tensions musculaires
- contraintes tendineuses
et favoriser :
- retour veineux
- minimiser les forces mises en œuvre
L'utilisation des plateau ROTOR étant dans ce domaine un plus puisque nos test de terrain on permis de constater que nous avions gagne 10% de vélocité moyenne donc " économisé " 10ù de force.
Nb : nous avons différencié la HS suivant les longueurs de pieds et de méta mais aussi en fonction des équipements comme pédale et cambrure de chaussure. Ceci pour respecter la position et l'orientation du pied pendant la phase de pédalage.
Dans nos différents tests nous avons pu vérifier que la hauteur de selle est a moduler en fonction de la puissance mise en œuvre car une hauteur de selle " basse " pour une puissance élevé a une incidence sur la stabilité des appuis des pieds sur la pédale .
________________________________________
http://www.xtriathlon.com/articles/1042-L'tude_posturale__vlo.html Dans le dernier article sur la période de régénération j’avais souligné que c’était le moment propice pour changer de vélo. Vu le nombre de questions reçues à la rédaction sur le choix du type de cadre, la position idéale et la façon de calculer sa position optimale, il me paraissait important d’essayer de dégrossir un peu le sujet.
Pendant longtemps les coureurs ont été positionnés à "l’oeil" et au feeling, ce qui a parfois conduit à des aberrations amusantes à voir. Dans les années 70 l’approche s’est faite un peu plus scientifique et au milieu des années 80 des normes étaient établies.
Ces mesures donnaient une hauteur de selle calculée à partir de la hauteur de l’entrejambe (0,885 X entrejambe avec pédales Look) et recul de selle donné avec un fil à plomb passant devant la rotule du coureur, assis, manivelle en position horizontale avant. Le fil devait passer sur l’axe du 1er métatarse (gros orteil) qui devait être lui-même aligné avec l’axe de la pédale. Ces mesures n’étaient pas toujours faciles à prendre soi même.
Depuis quelques années ces études se sont affinées et tiennent compte du rapport tibia/fémur, de la longueur de chaque pied, de la longueur des bras, du buste, de la selle, des chaussures utilisées etc...
Il existe maintenant plusieurs systèmes qui positionnent le cycliste. J’en ai sélectionné 3 (il en existe d’autres) qui sont représentatifs de ce qui se fait en France. Il s’agit des études posturales de Bio Racer, de Cyfac et de Mecacote.
Le coût de ces études est sensiblement le même (respectivement 100, 120 et 95 euros). Elles comprennent également le positionnement des cales.
Chez Mecacote cette étude n’est pas facturée si elle sert de base à la construction d’un cadre Mecacote.
Les prises de côtes ont été faites au mondial du 2 roues à Paris, au Roc d’Azur à Fréjus et chez un vélociste. Le protocole est relativement identique pour les 3 mais les repères de mesure ne sont pas tous fait au même endroit.
Bio Racer ne donne pas la longueur jusqu’au bout du prolongateur et Mecacote rajoute une mesure de la souplesse.
Ces renseignements une fois recueillis sont ensuite traités de plusieurs manières, soit par statistiques faites sur des larges échantillons de coureurs (plusieurs milliers) soit par calcul. Ensuite le résultat donne toutes les côtes utiles pour positionner le coureur (soit en position route soit en position triathlon) ainsi que toutes les cotes, angles et mesures nécessaires au choix d’un cadre standard ou a la construction d’un cadre sur mesure.
Le positionnement est facile à faire en suivant les restitutions. Il faut cependant faire attention, lorsqu’on reporte les mesures, à bien suivre le protocole car chaque société ne prends pas les références au même endroit.
Maintenant voyons ce que donnent les résultats pour la position triathlon: (les chiffres ne sont donnés qu’à titre d’exemple puisque ce sont les miens et qu’ils varient en fonction de chaque individu).
Le réglage des cales est assez similaire même s’il y a 2 philosophies. Certains prennent l’axe du gros orteil comme référence alors que d’autres se basent sur le 3ème orteil plus centré au milieu du pied. L’écart est minime et sur les 3 études qui me concernent la différence est de 1 à 2 mm.
Pour la hauteur de selle il y a un écart significatif de 7 mm entre le plus bas (Bio Racer) et le plus haut (Mecacote).
Cyfac est au milieu. Pour cette mesure, qui est la base du positionnement, il y a aussi 2 idées qui prévalent : une position haute qui privilégie la phase de puissance lorsqu’on appuie sur la pédale et une position basse favorisant le passage du point mort bas.
Le recul de selle voit aussi 2 positions bien différentes. Cyfac et Bio Racer donnent exactement la même mesure, relativement en arrière de l’axe du pédalier, alors que Mecacote est beaucoup (3,3 cm) plus avancé (mais reste quand même en arrière de l’axe).
La distance selle-cintre donne toujours Cyfac et Bio Racer à égalité et Mecacote 2 cm plus proche de la selle.
La différence de hauteur selle-cintre est très différente pour les 3. Elle varie de 6 cm entre la position la plus basse de Bio Racer et la plus haute celle de Cyfac. Mecacote se situant au milieu. Pour cette côte 6 cm ce n’est pas rien !
Pour le cintre les 3 donnent la largeur (la même) mais seuls Cyfac et Mecacote donnent la profondeur (la même).
Pour la longueur des manivelles, Cyfac et Mecacote donnent la même et Bio Racer la taille juste au-dessous (170 contre 167,5).
Pour résumer : Les écarts relevés sont suffisamment significatifs pour changer les sensations du triathlète mais restent néanmoins dans une logique de positionnement très correcte.
Si on "oublie" la position un peu extrême de Bio Racer sur la hauteur du cintre, on peut schématiser en classant Cyfac et Bio Racer dans une catégorie plus classique que Mecacote dont la position est plus agressive.
Quelles conclusions peut-on tirer : Je pense que tout le monde a intérêt à faire ce genre d’étude pour éviter de perdre des années à essayer de trouver sa position. Bien entendu ceux qui ont des douleurs doivent le faire en priorité. Quant aux autres, attention aux sensations qui peuvent être trompeuses. Ce n’est pas parce qu’on s’est habitué à une position que c’est la meilleure.
Ces études permettent également de bien cerner la latitude des positions permises. Si votre position est plus basse et en arrière que Cyfac et Bio Racer ou plus haute et en avant que Mecacote, il y a certainement des choses à améliorer.
Laquelle choisir ? Il ne m’appartient pas de répondre directement à cette question mais voilà de quoi vous guider quelle que soit l’étude retenue.
Si vous êtes un triathlète qui n’aime pas (ou dont l’organisme ne supporte pas de) changer de position en cours de saison, il faut regarder quel type de triathlons vous faites (long ou court) et sur quel type de parcours vous ferez majoritairement vos compétitions. Ensuite vous pourrez choisir quel type de position vous allez adopter pour toute la saison. Plus le choix de vos courses va s’orienter vers des triathlons plats et courts et plus vous pourrez adopter une position type Mecacote.
Plus les triathlons seront montagneux et plus vous pourrez adopter une position type Cyfac ou Bio Racer. De toutes façons si vous avez fait une étude Mecacote vous pourrez passer à une position plus classique simplement en reculant et en baissant légèrement votre selle.
De la même façon vous pourrez faire l’inverse si vous êtes sur une étude Cyfac ou Bio Racer en relevant et en avançant votre selle pour passer à la position Mecacote.
Si vous êtes un triathlète qui peut changer de position sans soucis ou qui a 2 objectifs différents (et suffisamment espacés) dans l’année, il vous suffira de faire ce que j’ai décrit précédemment pour ajuster votre position à l’objectif choisi. Il faudra bien évidemment respecter la notion de progressivité et soit changer votre position par paliers successifs soit la changer en une fois mais repartir sur un entraînement progressif.
Pour vous donner un exemple, l’an dernier j’ai préparé les Championnats du monde de triathlon longue distance à Ibiza (130 km roulants début mai) sur une position qui correspondait exactement à l’étude Mecacote (juste 2 mm + bas en hauteur de selle). Ensuite mes objectifs étant beaucoup plus accidentés (LD de St Raphaël, Cublize et surtout Embrun) j’ai changé en reculant ma selle de 2 cm et en la baissant de 2 mm ce qui m’a amené à une position plus proche de celle de Cyfac ou Bio Racer (1 cm de moins en recul de selle).
Pour information, l’étude annuelle réalisée à Hawaii par Dan Empfield (slowtwitch.com) sur les 1631 vélos du parc donne la même proportion de position avancée (type Mecacote) chez les pros que chez les amateurs hommes (soit 52,2%).
La tendance est encore plus marquée chez les femmes avec 61%. Notons cependant qu’Hawaii est un parcours roulant (même s’il n’est pas plat du tout contrairement aux idées reçues).
Dan remarque également que les Français sont en général plutôt en position arrière, sans doute à cause du terrain habituel de leur entraînement.
A bientôt
JS